Dessin
Les balluchons
Khaled Takreti, Les balluchons, 2016, dessin à l'encre de Chine noire sur papier, 211 x 148 cm, Collection du Musée national de l'histoire de l'immigration. 2020.22.1
© Khaled Takreti. Courtesy de l'artiste et de la Galerie Claude Lemand
Khaled Takreti, un parcours marqué par l'exil
Khaled Takreti, artiste d’origine syrienne, s’installe en France en 2006. Si la couleur et l’ironie caractérisent ses premiers travaux, sa palette chromatique se transforme en 2011 lorsqu’éclate la guerre en Syrie. Il arbore alors une gamme plus neutre à l’instar de l’œuvre Les balluchons.
Informations
Papier blanc (encre de Chine noir)
H. 211 cm, l.148 cm
H. 214,5 cm, l. 150 cm (après mise à plat)
Une œuvre inspirée d'un objet du quotidien
Accessoire de voyage, le balluchon permet de transporter des effets personnels et des souvenirs. Il enveloppe ce qui a survécu aux guerres, porte en lui l’espoir d’un recommencement. Les balluchons de Takreti font référence à une technique artisanale typique de la ville de Hama, au sud d’Alep, consistant à imprimer à la main, à l’aide de tampons noirs sur tissus blancs, des motifs appartenant au monde du quotidien.
En s’emparant de ces dessins, Khaled Takreti en fait les signes « d’un demi-deuil où s’entremêlent le noir et le blanc ». Des balluchons qui ne manquent pas d’évoquer les parcours migratoires contemporains tout comme la propre histoire de l’artiste.
Isabelle Renard, directrice de la conservation et des expositions, Musée national de l'histoire de l'immigration.
Texte issu du portfolio d'œuvres sur l'(in)visibilité des migrations dans la collection du Musée, revue Mondes & Migrations, « Odyssées », n°1348 janvier-mars 2025.
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