Je suis pas mort, je suis là
Entre 2007 et 2012, Laetitia Tura s’engage dans un travail photographique sur les migrants subsahariens, à la croisée des frontières entre le Maroc, l’Espagne et la Tunisie. Du Sahara à Melilla, elle s’attache à saisir les lieux de la traversée, les murs réels et les lignes imaginaires qui entravent la route vers l’Europe. Ces lieux de passage, de marge et de disparition révèlent en filigrane l’invisible, l’effacement des corps, la mort aux frontières.
Les photographies sont mises en regard de textes écrits par Hélène Crouzillat et Laetitia Tura à partir d’entretiens menés entre 2007 et 2012 avec des migrants et de leurs familles, qui dévoilent la cartographie des exilés mais aussi la durée, l’effort, l’incertitude et le danger inhérents à la traversée illégale des frontières.
Émilie Gandon, conservatrice du Patrimoine en charge de la collection Histoire
Texte issu du portfolio d'œuvres sur l'(in)visibilité des migrations dans la collection du Musée, revue Mondes & Migrations, « Odyssées », n°1348 janvier-mars 2025.
Les textes qui accompagnent ce travail photographique et qui restituent la parole des migrants ont été écrits par Hélène Crouzillat et Laetitia Tura, à partir d’entretiens menés entre 2007 et 2012.
Informations
Impression jet d’encre sur papier fine art pur coton
H. 40 cm, L. 50 cm