Omar Benlaâla, Tu n’habiteras jamais Paris
Paris, Flammarion, 2018, 208 pages, 19 € La sélection du prix littéraire de la Porte Dorée porte cette année sur six romans parus en 2018 et montre la grande vitalité de cette littérature de langue française portant sur l’immigration et l’exil. Certains auteurs sont déjà reconnus (Philippe Claudel, David Diop, Laurent Gaudé) et primés, d’autres confirment d’heureuses découvertes, même s’ils n’en sont pas à leur premier roman (Gauz, déjà chroniqué pour Camarade Papa , éd. Nouvel Atilla et Omar Benlaâla) ou bien proposent un premier roman (Jadd Hilal). Ils nous offrent des univers ancrés dans l’histoire coloniale, celle des filiations ou dans l’actualité des migrations, maniant des veines aussi diverses que l’épopée mythologique, le cri des tranchées, les récits biographiques mêlés à la fiction, l’énigme policière, etc. Une sélection forte à lire sans réserve pour comprendre les drames de l’exil portés par une langue littéraire de grande valeur. [Texte intégral]