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« Si je suis dans ta mémoire, je fais partie de ton histoire. » Être fille de réfugié chilien

Histoire du refuge scientifique "La mémoire est symbolisée dans mon portrait par l’oeuvre de Christian Boltanski, Animitas 1 , installation de huit cents clochettes fixées sur de longues tiges plantées dans le sol qui sonnent au gré du vent dans le désert d’Atacama au Chili où la junte militaire avait installé le camp de concentration de Chacabuco. C’est dans ce camp que mon père fut emprisonné et où furent enterrés les corps de disparus pendant la dictature. Le son des clochettes vient nous rappeler l’existence des victimes de la violence politique et leur rend hommage avec cette musique des âmes."   __________________ 1 "Animitas" est le nom des autels que les indigènes laissent au bord des routes pour honorer les morts.

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Frappés de mort civile

Les dangers de la vie d'universitaires "... Lorsque je suis revenu en Turquie, personne ne supportait la chape de plomb politique qui s’était abattue sur le pays avec le régime de Recep Tayyip Erdoğan, alors Premier ministre. Nous traversions une période d’oppression extrême où l’État s’efforçait en permanence d’imposer le prêt-à-penser islamo-fasciste à la société au moyen de nouvelles lois abusives. Nous avons mis en place ce qui allait devenir le mouvement protestataire de 2013, petit à petit, patiemment, avec beaucoup d’espoir et de ferveur…"

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Une femme scientifique syrienne, malgré les obstacles

Les dangers de la vie d'universitaires "... Aujourd’hui, le fait d’être une femme ou d’être chrétienne n’est plus un problème pour ma carrière. Je rencontre une autre difficulté, celle d’être une étrangère. J’ai moins de chances d’être recrutée à l’issue de ma thèse. ..."

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Aller travailler tous les jours sous les bombes à Alep

Les dangers de la vie d'universitaires "... L’activité du laboratoire pharmaceutique dans lequel je travaillais s’est arrêtée et un appel aux personnels médicaux a été lancé, nous demandant de rejoindre l’établissement de santé le plus proche. Je me suis portée volontaire pendant un mois à l’hôpital Al-Razi, qui recevait quotidiennement des dizaines de blessés, malgré la pénurie d’ambulanciers..."

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Entre Damas et Orléans, un espoir perdu et retrouvé

Les dangers de la vie d'universitaires "... Nous nous sommes échappés de Damas pour nous installer à Rastane, ma ville natale, au nord de la province de Homs, en Syrie. Là-bas, la situation n’était pas meilleure. Lorsque le gouvernement a temporairement perdu le contrôle de la ville, l’armée régulière a commencé à l’assiéger et à la bombarder..."

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Une vie déplacée entre Téhéran, Kaboul et Paris

Les dangers de la vie d'universitaires "... Me revoilà seul dans une nouvelle errance. Je m’étais habitué à ne pas être dépendant, à recommencer de zéro. Cela n’est pas chose facile. Ma valise ne comportait qu’une poignée de vêtements, de livres et un ordinateur portable. Les gens gardent ce qui les rattache à leur passé mais, pour un éternel voyageur qui n’a pas de maison, ces choses n’existent presque pas..."

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Enquêter chez soi. Une proximité suspicieuse

Les dangers de la vie d'universitaires "... Mon travail de recherche fut interprété comme une prise de position contre le régime autoritaire de Nkurunziza. À cause de mes recherches et de mon parcours professionnel et familial, les menaces de mort atteignirent leur paroxysme en avril 2017. Je me suis alors exilé en France..."

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Regarder sa maison sur Google Earth

Les dangers de la vie d'universitaires "… Il y a un an, je pouvais toujours la voir sur Google Earth et j’étais heureux de la contempler au moins sur Internet, puisque je ne pouvais pas regagner ma région. À présent, cette maison et un nombre incalculable d’autres maisons traditionnelles ont été détruites. Le gouvernement a déclaré qu’il s’agissait d’un « projet d’élimination de la pauvreté » et a relogé les habitants de ces communautés traditionnelles dans des immeubles résidentiels centralisés…"