À l’occasion de l’exposition Paris-Londres. Music Migrations (1962-1989) , des écrivains présentent leur roman sur l’histoire de « Paris vu et vécu » par leur famille dans la période post-coloniale.
Entretien avec Judith Depaule, cofondatrice et directrice de L’atelier des artistes en exil. La troisième édition du festival Visions d’exil aura lieu en novembre 2019. Pensé à partir des ressources de L’atelier des artistes en exil (aa-e), le festival Visions d’exil aura pour thème la question de la langue. Sa programmation mobilise des artistes d’univers très différents : plasticiens, performeurs, acteurs, danseurs, photographes. Tous, par leurs travaux, témoignent de questionnements sur « les conséquences du changement de langue ». La multiplicité des formes présentées, les interactions qu’elles font naître montrent à la fois la vitalité et la qualité des artistes réunis ici, mais aussi l’originalité et l’intérêt d’un lieu comme L’atelier des artistes en exil.
Rock Against Police, le film de Nabil Djedouani, réalisateur lauréat de la résidence « frontières » du GREC au Musée de l’histoire de l’immigration revient sur un épisode méconnu du militantisme du début des années 1980 : la série de concert Rock Against Police (RAP).
Entretien avec Françoise Vergès, politologue, historienne, titulaire de la chaire « Global South(s) » à la Maison des sciences de l’homme. Arrivée à 2 ans à la Réunion, ayant passé son baccalauréat et ses premières années d’études à Alger, Françoise Vergès s’engage dans le journalisme et l’action militante avant d’aller faire des études à San Diego et un doctorat à Berkeley. Politologue de formation, elle se définit comme militante féministe décoloniale. Elle a été titulaire de la chaire « Global South(s) » au collège d’études mondial de la Fondation Maison des sciences de l’homme (2014-2018). Ses travaux portent sur l’esclavage colonial et les phénomènes de créolisation. En 2008, elle est nommée présidente du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage jusqu’en 2013 et, en mai 2017, au groupement d’intérêt « Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions ». Elle vient de faire paraître un ouvrage majeur : Un féminisme décolonial (La fabrique éditions, février 2019).
Alors que le Musée national de l’histoire de l’immigration présentait une exposition sur l’histoire des mondes tsiganes en prologue du travail photographique de Mathieu Pernot sur La Famille Gorgan , la Maison rouge consacrait, du 23 février au 20 mai 2018, une formidable exposition à l’artiste Ceija Stojka, peintre autodidacte qui, au mitan de sa vie, a éprouvé la nécessité absolue d’exprimer à travers ses œuvres son enfance nomade et l’expérience des camps de concentration nazis où elle a côtoyé la mort et auxquels elle a survécu.
Historiens et militants, Beate et Serge Klarsfeld ont mené un combat en faveur des victimes de la Shoah, contre les criminels nazis et contre l’antisémitisme. Pour relater l’histoire de leur engagement exemplaire, une exposition leur était consacrée au Mémorial de la Shoah du 7 décembre 2017 au 9 septembre 2018. Elle est désormais visible à l’hôtel de ville de Montpellier jusqu’au 3 janvier 2020.
Exposer les récits de migrations intercoloniales françaises en Asie Créée à l’occasion du Festival du patrimoine de Pondichéry en février 2018, l’exposition Pondichéry/Indochine, réminiscences croisées met en lumière un versant peu connu de l’histoire coloniale française : un siècle de migrations de Pondichériens en Indochine entre 1858 et 1954. La trajectoire des Indiens français en Indochine éclaire une histoire aux marges d’un vaste Empire, de part et d’autre du golfe du Bengale, où la colonisation de deux territoires par la France a fait converger des populations qui entretenaient, déjà auparavant, des relations maritimes millénaires.
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Revue Mondes & MigrationsArticle de dossier/point sur
Ce texte présente le dossier issu du séminaire de recherche dirigé en 2019 par Françoise Taliano-des-Garets et Laurent Martin à l’initiative du Musée national de l’histoire de l’immigration, avec le soutien du Comité d’histoire du ministère de la Culture. Portant sur « la diversité culturelle dans les capitales européennes depuis 1945 (Berlin, Londres, Madrid, Paris) », ce séminaire s’inscrivait lui-même dans un projet plus global, mené par Françoise Taliano-des-Garets depuis quatre ans avec la collaboration de Laurent Martin, sur la place de la culture dans les quatre capitales mentionnées ci-dessus, qui a donné lieu depuis 2015 à des séances de communications, à une journée d’étude (à Paris en juin 2017) et à un colloque (à Bordeaux en juin 2019). Projet d’ampleur donc, qui a examiné divers aspects de la vie culturelle et des politiques culturelles dans ces capitales européennes (patrimoine, industries culturelles, spectacle vivant, etc.), par ville et de manière comparative, dans le but de faire ressortir les évolutions les plus significatives, les rythmes et leur(s) moteur(s).